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RDC: le processus de libération de plusieurs prisonniers graciés par le président Félix Tshisekedi, le 30 décembre dernier, a débuté ce vendredi 8 janvier

Objets de toutes les attentions, parmi eux se retrouvent les détenus condamnés pour l’assassinat de l’ancien président Laurent Désiré Kabila, dont Eddy Kapend.

La cérémonie de libération des bénéficiaires de la grâce présidentielle s’est tenue à la prison de Makala, lieu de détention du colonel Eddy Kapend et des 22 autres personnes emprisonnées pour l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila en 2003. Au cours de cette cérémonie présidée par le vice-ministre de la justice, Bernard Takaishe Ngumbi, l’ancien colonel Eddy Kapend a reçu un certificat de fin de détention après 19 années de captivité.

Coupable ou bouc émissaire ?

Initialement condamné à mort par la justice militaire, l’ancien aide de camp de Laurent Désiré Kabila, qui a toujours clamé son innocence, avait déjà bénéficié d’une commutation de peine en perpétuité, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de la RDC le 30 juin dernier 2020. Le président Félix Tshisekedi avait alors annoncé la commutations de sentences et des grâces collectives pour plusieurs centaines de prisonniers.

Selon certaines organisations de la société civile comme la Voix des Sans-Voix, laquelle a salué cette mesure de grâce, le procès de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila doit être relancé. Elles considèrent qu’Eddy Kapend et ses co-accusés ont été des boucs-émissaires à l’issue d’un procès inachevé.

Parmi les vingt-huit survivants ayant bénéficié de la grâce présidentielle, outre le colonel Eddy Kapend, figurent Nono Lutula (ex-conseiller spécial à la sécurité) et Leta Mangasa (ancien chef de l’Agence nationale des renseignements).

Ces libérations doivent aussi être observées sous un prisme politique. Elles s’inscrivent en effet dans le processus d’émancipation amorcé par le président Tshisekedi, qui a depuis enterré l’alliance née de la présidentielle, concédée en 2018 entre son mouvement, Cap pour le changement (CACH) et le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila. Elles constituent peut être un prélude à la réouverture du procès de l’ancien président congolais.

Teria News

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