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Dimanche 27 décembre, dimanche d’élections présidentielles et législatives en Centrafrique et au Niger

Les tensions sécuritaires dues aux activités de groupes rebelles coalisés par l’ancien président François Bozizé faisaient craindre le pire. Le bilan est finalement mitigé: le calme à Bangui contrastait avec les troubles observés en provinces. Au Niger en revanche le scrutin s’est déroulé dans le calme.

1.8 millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes pour départager 16 candidats, dont le président sortant et grand favori, Faustin-Archange Touadéra. Si des dysfonctionnements ont entravé la bonne tenue du scrutin à Bangui, le vote s’est globalement déroulé dans le calme dans la capitale et dans certaines grandes villes.

Toutefois, il a été troublé dans d’autres localités jusqu’à ne pas pouvoir se tenir à cause des offensives de groupes armés. Selon l’Autorité nationale des élections (ANE), 800 bureaux de vote n’ont pas ouvert sur un total de 5400, soit environ 15 %. Autre chiffre plus alarmant, selon une évaluation officielle du comité de sécurisation du scrutin, le vote n’a pas pu se tenir dans un tiers des sous préfectures.

Ainsi, à Bossangoa, le fief de l’ancien président François Bozizé, aucun Centrafricain n’a pu se rendre aux urnes. La terreur entretenue par les tirs des groupes rebelles et les menaces proférées contre les agents électoraux ont dissuadé électeurs et superviseurs. Pourtant, plus de 10 000 casques bleus ont été déployés pour sécuriser le scrutin.

Scrutin globalement calme sur toute l’étendue du territoire au Niger

Au Niger, où l’avenir du pays était entre les mains de 7.5 millions d’électeurs, le climat fut moins contrasté. Les opérations se vote devant mener à la première transition pacifique du pays se sont déroulées dans le calme dans la capitale Niamey comme à l’intérieur. Toutefois, même si la Commission électorale indépendante a affirmé n’avoir enregistré aucun incident grave, plusieurs observateurs nationaux ont fait remonter quelques incidents et manquements dans la tenue du scrutin.

Mahamadou Issoufou laisse le fauteuil présidentiel, en respect de la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats. « Quel que soit le vainqueur, la victoire appartiendra au peuple nigérien. C’est un jour spécial pour le Niger, qui va connaître pour la première fois de son histoire une alternance démocratique », a-t-il déclaré.

Le président sortant a désigné Mohamed Bazoum, ministre de l’intérieur, comme son dauphin. L’ancien enseignant et leader syndical fait figure de favori parmi 30 candidats. « Je demande aux militants de sortir encore plus nombreux pour assurer notre victoire », a-t-il appelé.

La sécurité sera le principal défi du successeur de Mahamadou Issoufou. En amont du scrutin, deux attaques meurtrières ont été perpétrées. L’une dans l’Ouest du pays, le 21 décembre, où sept soldats ont été tués et l’autre dans l’Est, menée le 12 décembre par le groupe Boko Haram qui a fait trente-quatre morts.

Teria News

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